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La clef de la méthodologie ostéopathique est la
maîtrise de l’anatomie.
Il est bien entendu primordial de considérer tout
traitement ostéopathique selon le principe de la
globalité ; c’est pourquoi il faut posséder la
subtilité de l’analytique pour pouvoir comprendre la
synthèse ; en ce sens, le traitement d’une des
nombreuses chaînes myo-fasciales du membre inférieur
passe par la normalisation de chacun des maillons
constituant cette chaîne.
Les fasciae du pied sont nombreux et complexes et
tous en interrelation comme vous pouvez le constater
sur le tableau ci-dessous oú ne sont représentés que
les principaux fasciae.

Le fascia laciniatum est un des nombreux retinaculum de
la face interne du pied.
Il a un rôle fondamental qui consiste à déterminer un tunnel
dans lequel vont passer toutes les artères, les veines et
les nerfs plantaires interne (ce qui semble logique), mais
aussi les artères, les veines et les nerfs plantaires
externes.
Toute la « vie du pied » est en relation avec la qualité du
fascia laciniatum.
Quel bel exemple ostéopathique que celui du traitement du
fascia laciniatum qui pourra être envisagé pour toutes les
lésions du pied !

Fascia laciniatum
Description de la technique
Position du patient :
Le patient est en decubitus; le membre inférieur à
traiter est totalement détendu ,donc, en légère rotation
externe de hanche dans la majorité des cas.
Placement de l’ostéopathe :
Il est debout face au patient.
Sa main céphalique se place en pince antérieure aux 2
malléoles pour stabiliser l’arrière pied.
Sa main caudale est telle que son éminence thénar se place
jusqu’à la racine sous malléolaire du ligamentum laciniatum
et empaume le calcanéum en respectant le trajet oblique en
bas et en arrière du dit laciniatum.
Action
Après une écoute de la respiration intrinsèque du
ligament, l’ostéopathe induit par un mouvement
lemniscatoire la normalisation du rythme de ce
ligament.
1 – Normalisation mécanique
La main céphalique sert de point fixe et la main
caudale devient mobile.
De façon à créer un mouvement lemniscatoire,
l’ostéopathe alterne les mises en tension des
différentes extrémités du ligament, sans oublier
d’avoir un contact global de toute la surface de
l’éminence thénar, pour avoir une composante
d’expansion latérale intra fibrillaire.
Ce travail mécanique n’a de sens que s’il n’existe
aucune lésion sous-talienne ou tibio-talienne ou
tibio-calcanéenne (bien entendu, ces lésions locales
peuvent être la cause d’autres lésions primaires à
distance).
2 – Normalisation fluidique
Elle s’effectue dans le sens des fibres, de façon
à stimuler l’harmonie du rythme histologique gel/sol
caractéristique de tout tissu fascial dont fait
partie le ligamentum laciniatum.

L’écoute de ce ligamentum laciniatum permettra de
normaliser le rythme alternatif et régulier de la
respiration de ce fascia en créant des délais entre son
expansion et sa réduction.
Conclusion
Le ligamentum laciniatum est certes une structure
orthopédique dont la qualité intervient tant sur la
stabilité que sur la mobilité de la jambe et du pied
; mais c’est surtout, comme nous l’avons vu
précédemment, une gaine pour les vaisseaux et les
nerfs médiaux et latéraux du pied.
Tout Ostéopathe respectant la règle de A.T.Still
«
le rôle de latere est absolu », se doit de
considérer le traitement du ligamentum laciniatum.
Il est évident que vouloir traiter quelque lésion
que ce soit au niveau de l’avant-pied (maladie de
Morton, algo-neuro-dystrophie, fascites,
paresthésies plantaires, conséquences vasculaires
périphériques du diabète, etc.) sans permettre la
liberté de conduction neurologique et de drainage
vasculaire,donc sans relâcher le ligamentum
laciniatum n’a pas de sens d’un point de vue
ostéopathique.
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