Guy Voyer, ostéopathe DO


 

 

Travail analytique du ligament alaire

 

De même qu’il serait illusoire de vouloir déplacer un bateau sans lever l’ancre, il serait fortement traumatisant de vouloir normaliser un occiput ou de faire une manipulation de C2 sans avoir au préalable relâché les 2 ligaments alaires.

Il est en effet aisé de dire que l’Atlas supporte la tête ; mais encore ne faut-il pas oublier que la stabilité de ce soutien dépends pour une grande partie des ligaments alaires.

 

 

 

Les Ligaments Alaires (Alar Ligaments) d’après Netter

 

La voie d’abord de cette technique est la même que celle utilisée en urgence, pour le diagnostic des fractures des apophyses odontoïdes, par voie intra buccale.

Il faut d’abord équilibrer les tensions entres les deux ligaments de chaque coté pour respecter la mobilité tant, de l’occipital, que celle de l’axis. Puis il ne faut pas oublier d’harmoniser la respiration relâchement des ligaments en fonction du MRP, en positionnant successivement la main caudale sur le zygoma puis sur les branches zygomatiques du frontal et les grandes ailes du sphénoïde.

 

Description de la technique

 

Position du patient :

Le patient est en décubitus; ses mains sont sous ses fesses.

 

Placement de l’ostéopathe :

L’ostéopathe est debout, de côté par rapport au patient.

Sa main céphalique est en pince, avec le pouce et le majeur sur les zygomas.

Sa main caudale est intrabuccale, avec l’index ou le majeur sur le ligament alaire.


                   

A l’inspiration, l’ostéopathe met en tension le ligament, en maintenant sa prise céphalique relativement fixe tout en accentuant la pression sur celui-ci.

Il se cale alors sur le MRP ; c’est le délai « temporo-spacial » qui conduira au relâchement du ligament.