Guy Voyer, ostéopathe DO


 

 

 

Travail de la lame
sacro-recto-génito-vésico-pubienne

 

Comme leur nom l’indique, les lames sacro-recto-génito-vésico-pubiennes, ouvertes vers le haut, sont un soutien fondamental du complexe utéro-ovarien, de la vessie, principalement chez la femme et du rectum.


La « respiration » de ces différents viscères dépend de la mobilité des lames sacro-recto-génito-vésico-pubiennes via la motilité ilio-sacrée.

Plus que jamais, le confort d’une femme enceinte dépendra de la normalisation de ces lames.

Il existe des techniques unilatérales ou bilatérales, passives ou actives. Voici un exemple de technique unilatérale et active :

 

Description de la technique

 

Position du patient :

Le patient est en décubitus; sans lordose lombaire.
 

Placement de l’ostéopathe :

L'ostéopathe est assis sur une chaise, derrière le patient.
Sa main céphalique est à plat sur le sacrum.
Sa main caudale est entre les jambes du sujet, 4 doigts sur le bord supérieur de la symphyse


À l’inspiration 

- Le patient sort le ventre.
- L’ostéopathe suit la mise en tension de la lame, en amenant le sacrum en extension et les branches pubiennes en avant et vers l’extérieur (pensez à toujours créer un délai temporo-spatial lorsque l’on travaille sur du fascia).

 


À l’expiration

- Le patient sort le ventre.
- L’ostéopathe maintient la mise en tension, puis suit le retour du sacrum et des branches pubiennes avec un délai.

 

 


À la 2ème inspiration

- Le patient rentre le ventre.
- L’ostéopathe suit la mise en tension de la lame, en amenant les branches pubiennes en avant et vers l’extérieur et le sacrum en extension (pensez à toujours créer un délai temporo-spatial lorsque l’on travaille sur du fascia).

 

 


À la 2ème expiration :

- Le patient sort le ventre.
- L’ostéopathe maintient la mise en tension, puis suit le retour des branches pubiennes et du sacrum avec un délai.


Le contrôle par une écoute sacro-pubienne permet de vérifier la normalité du mouvement respiratoire primaire à ce niveau.


Bien entendu, ce travail ne peut en aucun cas rester isolé et se doit d’être inclus dans une chaîne thérapeutique.

On pratiquera souvent cette technique dans les normalisations menstruelles, lors du traitement des infections urinaires, lors des problèmes posturaux si les axes pubiens se trouvent divergent ou en torsion, lors du traitement de la fertilité par détorsion des trompes de Fallope, etc.

NB : pensez à éduquer votre patient par une prise de conscience et n’oubliez pas de toujours traiter les 2 lames lors d’une même séance.