Guy Voyer, ostéopathe DO


Accueil

 

 

Après une année d’absence

Myriam Boileau replonge dans la compétition

Marco Brunelle

Article publié par
Journal Nord-Info
6 décembre 2003


La Blainvilloise Myriam Boileau en sera à sa première compétition en plus d’un an. Elle prendra part à la rencontre Camo Invitation, qui a lieu ce week-end à Montréal.

L’athlète de 26 ans tentera de se tailler une place au sein de l’équipe du Canada pour la Coupe du Monde et pour ce faire, elle doit terminer dans les deux premières à la tour. La tâche ne s’avère pas facile pour la plongeuse. «Je veux aller aux Jeux Olympiques et je suis revenue pour ça», a-t-elle lancé avec détermination.

En 1996 et 2000, Boileau avait raté sa qualification de peu en terminant troisième lors des sélections, mais, en 2004, elle entend ne pas rater son coup.

 

Elle revient de loin


À l’été 2002, elle connaissait les meilleures moments de sa carrières quand une blessure au dos est venue stopper son ascension. Victime de deux hernies discales, la résidante de Blainville avait de la difficulté à marcher, alors plonger, elle n’y songeait même pas.

«Je ne pouvais pas rester assise plus d’une heure. Je devais me lever plusieurs fois par nuit parce que j’avais trop mal», a-t-elle expliqué.

En septembre 2002, elle subissait une première opération. «J’ai arrêté de plonger pendant huit semaines, mais juste à l’échauffement, mon dos n’a pas tenu. C’était vraiment trop sensible», a raconté Myriam.

Son médecin, le docteur Claude Bouthiller, lui a alors proposé une intervention expérimentale. Elle serait la première athlète québécoise à subir cette chirurgie. «Je n’étais pas stressée du tout à l’idée de me faire opérer. J’étais rendue là.»

C’est le 19 décembre 2002 qu’elle subit cette opération. «Je ne sais pas si c’est ça, mais ce que j’ai compris, c’est que lorsque les noyaux touchaient à la partie gélatineuse du disque, ça provoquait une réaction chimique qui provoquait une douleur et des hernies. En brûlant les terminaisons nerveuses, même lorsque le noyau bouge, il n’envoie plus d’information à mon cerveau et je ne ressens plus rien. Parce que les hernies, je les ai encore», a-t-elle résumé.

 

De retour sur les tremplins


Bien que l’opération avait bien réussi, le retour à l’en-traînement ne fut pas de tout repos. «Pour la vie de tous les jours, j’étais correcte, mais ce n’était pas suffisant pour revenir à l’en-traînement. Petit à petit, je faisais mon deuil de la compétition», a confié Boileau.

Elle a rencontré plusieurs experts et chacun lui a redonné espoir, mais c’est un ostéopathe nommé Guy Voyer qui lui a craqué le sacro-iliaque et toute la douleur est disparue. «Il m’a sauvé la vie», a souligné la double médaillée des Jeux du Commonwealth de 1998.

Elle avait l’impression de ne plus savoir plonger et craignait que lorsqu’elle effectuerait un plongeon la douleur revienne. Elle se sentait toute perdue au début, mais elle n’a pas lâché.

Six semaines après cette première journée, elle maîtrisait ses plongeons à la tour de 10 mètres. «Je ne voulais pas finir ma carrière en queue de poisson. Je suis tellement fière d’avoir relevé le défi», a confié celle qui étudie en travail social.