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Article publié par
Cyberpresse.ca
Le 21 juillet 2004
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Travailleuse sociale en
devenir, Myriam Boileau est une femme de coeur.
Heureusement que Myriam Boileau l'athlète a aussi
beaucoup de coeur au ventre parce qu'elle aurait
relégué aux oubliettes depuis longtemps son rêve de
participer aux Jeux olympiques.
Depuis l'âge de 18 ans, Boileau a
dû surmonter deux échecs majeurs ainsi que des
problèmes de santé, avant de décrocher sa place au
sein de l'équipe olympique canadienne de plongeon.longeon.
«Je suis tellement contente. J'ai tellement
travaillé dur», souligne l'athlète natif de
Blainville, qui a démontré énormément de ténacité
après avoir raté sa qualification aux deux JO
précédents et avoir vu de sérieux maux de dos
compromettre sa carrière sportive.
«Ma non qualification aux Jeux d'Atlanta (1996) a
été une de mes plus grandes déceptions,
confie-t-elle. J'avais été moins déçue quatre ans
plus tard, avant les Jeux de Sydney, parce que je
n'avais pas bien plongé à la compétition de
sélection.»
Le désastre
Boileau n'était pas au bout de ses peines, le plus
grand obstacle quel devrait surmonter se pointant en
février 2002. Les maux de dos sont apparus, se sont
intensifiés, mais elle a continué parce qu'elle
désirait absolument prendre part aux Jeux du
Commonwealth.
«J'ai empiré mon cas et ç'a été le désastre à
Manchester (en Angleterre), mentionne-t-elle. La
douleur était insoutenable. À mon retour, je ne
pouvais pas conduire mon automobile pendant plus de
20 minutes. Je me réveillais la nuit. Je n'avais
plus de vie.»
Le diagnostic des médecins a été qu'elle souffrait
d'une double hernie discale. Cinq mois plus tard,
elle subissait une intervention chirurgicale
expérimentale pratiquée par le docteur Claude
Bouthillier.
Boileau, qui s'élancera de la plate-forme aux Jeux
d'Athènes, a par la suite recommencé l'entraînement,
mais une légère douleur persistait, l'empêchant de
pousser à fond.
«Je ne voulais pas finir ma carrière sportive en
queue de poisson, mentionne-t-elle. Il y avait une
petite voix qui me disait de continuer.»
En juin 2003, elle se rend chez l'osthéopathe Guy
Voyer, une sommité mondiale qui a comme client le
cycliste américain Lance Armstrong.
«Il m'a dit que je pourrais reprendre la compétition
si je suivais ses indications à la lettre. Je lui
dois énormément», affirme la plongeuse du club de
Pointe-Claire entraînée par Yihua Li, qui a pu se
remettre à la tâche en octobre dernier.
Mère Térésa
Boileau s'est accrochée même si les moments de
découragement ont été nombreux. Le bénévolat a été
une planche de salut pour cette étudiante en service
social à l'Université de Montréal. Elle a oeuvré,
entre autres, auprès de victimes d'agression
sexuelle.
«Ma mère m'appelle «mère Térésa», souligne-t-elle en
riant. J'ai toujours eu une oreille attentive pour
les gens de mon entourage. J'aime aider les autres,
les conseiller. J'ai toujours été comme ça. C'est
naturel chez moi.»
Boileau, qui complètera ses études en avril
prochain, a comme objectif dans quelques années
d'ouvrir un cabinet privé spécialisé en médiation
familiale.
Avant d'abandonner le plongeon, elle va tout faire
afin de participer aux championnats du monde
aquatiques qui se dérouleront à Montréal en 2005.
«C'est très très important pour moi, conclut-elle.
Ce serait une belle fin de carrière de disputer ma
dernière compétition chez nous, devant les miens.»